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Pour vous chers lecteurs, c’est à un ballet un peu spécial que l’on va s’intéresser. Spécial dans le sens où il ne peut être qu’unique, de par sa modernité et sa recherche artistique, basés sur un concentré de littérature.

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Photographie : Ravi Deepres

Tree of Codes est le résultat d’une association entre la compagnie de Wayne McGregor (danseur et chorégraphe de danse contemporaine) et le Ballet de l’Opéra de Paris. Pour débuter sa tournée, la compagnie se produit à New York. Et il y a un sens à cela. En effet, Tree of Codes n’est pas un nom sans signification, c’est le nom d’une œuvre littéraire dont s’est inspiré Wayne McGregor.

Cette œuvre de Jonathan Safran Foer n’est pas anodine puisqu’elle est un livre-objet. Dans ses œuvres, ce dernier laisse aller son imagination en mêlant récit et mise en forme (surimpression, photos, découpage, etc.). Pour Tree of Codes, Jonathan Safran Foer s’est inspiré de l’œuvre originale The Street of Crocodiles de Bruno Schulz, en ne choisissant que certains mots pour former une nouvelle histoire (les pages du Tree of Codes sont trouées et les mots sont partiels et s’empilent pour former des phrases). Ce livre est donc plus une œuvre qu’un récit.

C’est ce livre qui a donné à McGregor l’inspiration nécessaire pour construire son œuvre. Cependant, cette pièce n’est pas la narration de ce livre-objet mais seulement une source d’idées.

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Le livre Tree of Codes / Photographie : Visual Editions

Sur un fond de musique pop-électronique imaginée par le DJ britannique Jamie xx, l’œuvre est un enchainement de prestations rapides durant 1h20 ! Pas le temps de s’essouffler donc, puisque quinze danseurs venant des deux compagnies en collaboration se succèdent dans des solos, duos, et danses de groupes. Les mouvements sont d’une souplesse extrêmes, les danseurs se tordent par-ci, par-là et nous donne l’impression qu’aucun squelette ne les retient. Ils se meuvent à leur guise et dans une cohérence parfaite.

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Le Dj Jamie XX / Photographie : www.uproxx.com

Pour ce qui est du décor, il est impressionnant, et il en absorberait presque les danseurs… Olafur Eliasson a imaginé une disposition de miroirs immenses et vitres transparentes, ce qui a pour effet de refléter les mouvements de tous les danseurs et donne au spectateur une sensation de vertige. Les jeux de lumières en ajoutent à la dimension étrange de la scène, du rouge, du vert, du bleu, autant de couleurs qui nous font tourner la tête !

Cependant, les danseurs, bien que parfois oubliés devant la grandeur de la décoration, se révèle être des talents hors-pairs qu’il nous est impossible de laisser de côté trop longtemps.

Chorégraphie élégante et toute en souplesse, décor intriguant et unique, une pièce réussie qui a le mérite qu’on en parle !

Photographie à la Une : Tristram Kenton