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Vous vous demandez ce que c’est ? Indice… Une initiative ingénieuse. Toujours pas ? Et si on vous rajoute les mots « ballet » et « live » ? C’est déjà plus clair nous direz-vous.

En effet, le World Ballet Day a lieu une fois à l’année et permet de suivre cinq grandes compagnies à travers le moment, en direct de leur quotidien. Plutôt intéressant non ? On voit souvent le résultat d’une pièce, d’une œuvre mais on se doute rarement de tout le travail qu’il a fallu avant.

Corps&Arts attend l’évènement avec impatience, qui débutera le 1er octobre.

On vous dresse un petit calendrier pour vous mettre l’eau à la bouche :

La première compagnie est l’Australian Ballet, qui diffusera en direct de Melbourne de 4h à 9h du matin (heures françaises). On pourra y voir le cours du matin, le coulisse de l’Australian Ballet School mais aussi la répétition de La Belle au bois dormant de David McAllister.

Dans cette même optique, le Ballet du Bolchoï sera en direct de 9h à midi depuis Moscou et nous proposera également le cours du matin, la répétition d’Un Héros de notre temps et plusieurs interviews de grands artistes comme Vladimir Ourine, Sergueï Filine (danseur et chorégraphe) ou Brigitte Lefèvre (ancienne danseuse, chorégraphe et directrice de l’Opéra de Paris).

A la suite, le Royal Ballet, qui, vous vous en doutez, diffuse de Londres. De midi à 17h, nous aurons droit à plusieurs répétitions : Roméo (Kenneth MacMillan) et Juliette et Carmen (Carlos Acosta) puis à un débat sur l’avenir du ballet présidé par plusieurs experts.

En direct de Montréal, le Ballet National du Canada, lui, nous propose de 17h à 22h des reportages sur leur tournée, le cours de danse et la répétition de Winter’s Tale de Christopher Wheeldon.

Enfin, le San Francisco Ballet nous proposera aussi son cours de danse, des répétitions de ballets à venir et plusieurs autres interviews de personnes influentes. Tout cela de 22h à 3h du matin.

Ça vous fait une sacrée journée n’est-ce pas ? De plus que pour visionner ces directs, rien de plus simple : se rendre sur le compte officiel YouTube des compagnies de danse que vous voulez suivre. Vous pouvez vous rendre sur le site du World Ballet Day.

Profitez-en, ce n’est qu’une fois dans l’année et ces grandes compagnies partagent avec vous des images de qualité.

Une occasion pour avoir l’impression de ne pas être qu’un simple spectateur…

Maria Kochetkova and Joan Boada dans Cendrillon de Wheeldon. © Erik Tomasson

 

UN RENOUVEAU

La pièce est présentée sous un nouvel angle, elle renait sous une forme tragique, plus sombre, en gardant le côté symbolique et poétique. Pourquoi ? Parce qu’en réalité il existe deux versions du conte de Cendrillon : celui de Charles Perrault, plus féérique et idéaliste, et celui des frères Grimm, qui n’a pas la touche fantastique et qui se tourne plus vers la punition et la morale. Wheeldon a décidé de se tourner vers celui des frères Grimm et d’apporter des modifications afin de donner un côté sombre et tragique à l’histoire. Il n’y a donc pas de Marraine la bonne fée ni de souris qui se changent en chevaux pour escorter Cendrillon dans une citrouille changée en carrosse.  Ce dernier est bien là, mais les jeux de lumières permettent de faire vivre la scène.

Cendrillon_Anna_Tsygankova_carosse

 

UNE TRAGÉDIE

Pour le côté tragique, la mort de la mère de Cendrillon est présentée au public au bout de quelques minutes, et c’est à ce moment-là que l’atmosphère sombre s’installe. On aime le côté symbolique qui veut que lorsque Cendrillon pleure sur la tombe de sa mère, un arbre noire pousse pour ensuite grandir au grès des scènes. C’est cet arbre qui engloutira Cendrillon pour la faire ressortir vêtue d’une robe magnifique pour se rendre au bal.

Le côté ingénieux se trouve dans le fait que la vie de Cendrillon et celle du prince soient présentées en parallèle : l’une pleine de malheur et de tyrannie et l’autre, royale, très traditionnaliste et protocolaire. Les deux héros, joués par Anna Tsygankova et Matthew Golding, sont en quête d’une liberté qu’ils ne trouveront que lors de leur rencontre.

Le rythme est donné tout au long de la pièce, entre solo et scène de groupe, sous fond de danse contemporaine. Les partitions sont celles de Prokofiev, un compositeur russe de musique classique mort en 1953. Le ballet est un tout, qui tient sa profondeur grâce aux décors, aux airs de musique, et aux effets visuels. Sans oublier la prestation des danseurs.

Le chorégraphe anglais Christopher Wheeldon.
Le chorégraphe anglais Christopher Wheeldon.

 

EN UNE PHRASE…

Cette version plus sombre et poétique nous fait découvrir un coté du comte que l’on ignorait, et ON AIME !