Aujourd’hui nous nous retrouvons pour le deuxième article de notre chronique « Portrait d’étoile ». Pour Marie-Agnès Gillot, « la pointe est bien plus qu’une technique. C’est une manière d’être, une ambition artistique, une présence au monde. » Découvrons son portrait.

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La danse touche très tôt Marie-Agnès Gillot. Dès l’âge de 5 ans elle commence la danse classique et ne quittera plus jamais ses pointes. La force de Marie-Agnès Gillot, la poussera à réaliser son rêve et à atteindre le titre de danseuse étoile.

Dates clés : 

1985 : Admission à l’école du ballet de l’Opéra de Paris (elle n’a que 9 ans).

1990 : A 15 ans elle est engagée dans le corps de ballet de l’Opéra de Paris.

1992 : Elle est promue « coryphée ».

1993 : Marie-Agnès Gillot danse Giselle du chorégraphe suédois Mats Ek en 1993. Cette année elle interprète également une des fées du prologue de La Belle au bois dormant de Rudolf Noureiev lors de la soirée « Jeunes danseurs » à l’Opéra Garnier.

1994 : Elle devient « sujet », rôle de l’Ange et Capriccio – rôle de la Soliste dans le ballet de George Balanchine.

1996 : Marie-Agnès Gillot participe à la création du Magnificat de John Neumeier et est choisie une fois de plus pour danser une soirée « Jeunes danseurs » aux côtés de Karl Paquette pour interpréter : le pas de deux du Corsaire de Marius Petipa et Casse-noisette de Noureiev.

1997 : Marie-Agnès Gillot reçoit le Prix du « Cercle Carpeaux » récompensant de jeunes danseurs prometteurs.

1998 : Prix AROP de la Danse.

1999 : Elle devient «Première danseuse». Son répertoire ne cesse d’évoluer et devient de plus en plus impressionnant.

18 mars 2004 : À l’issue de la représentation de Signes de Carolyn Carlson, oeuvre contemporaine, Marie-Agnès Gillot est nommée « Étoile« .

2007 : Première création de Marie-Agnès Gillot « Rares Différences » dans le cadre du festival Suresnes Cités Danse avec la participation de danseurs classiques et hip hop.

Quelques éléments clés de son répertoire :

Boléro de Maurice Béjart, le rôle-titre de Giselle dans la version de Mats Ek, Le Songe de Médée de Angelin Preljocaj, Orphée et Eurydice de Pina Bausch, Études de Harald Lander, Les Mirages et Phèdre de Serge Lifar, La Femme du Meunier dans Le Tricorne de Léonide Massine, La Belle au bois dormant et Cendrillon de Rudolf Noureev, Carmen de Roland Petit, Glass Pièces et En Sol de Jerome Robbins…

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Marie-Agnès Gillot dans Orphée et Eurydice de Pina Baush. Photographie par Stephanie Berger.

Marie-Agnès Gillot, l’étoile atypique par sa carrure, ne manque néanmoins pas de charisme, de grâce et de légèreté. Force et courage sont des adjectifs qu’elle connait bien, victime d’une double scoliose qui lui a valu le port d’un corset durant 5 années de son adolescence, elle n’a cessé de se battre pour atteindre ses objectifs.

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Marie-Agnès Gillot pour la marque Céline.

Ancienne égérie de Repetto, Hermès et Chanel, la danseuse étoile est très souvent demandée pour des campagnes publicitaires et a collaboré avec de nombreux grands photographes. En 2015, c’est la marque Céline qui la choisi pour être un des 3 nouveaux visages de la marque. Au delà de la mode, Marie-Agnès Gillot est marraine de l’association «La Chaîne de l’Espoir» qui vient en aide aux enfants hospitalisés. Rêveuse et engagée l’étoile ne cessera de briller, pour elle, pour sa famille et pour la vie …

On se quitte en vous faisant découvrir son portrait vidéo réalisé par Benjamin Millepied :

Photographie à la Une par James Bort : (www.jamesbort.com)